peinture acrylique sur papier, en 9 feuilles de 50 x 70cm
collage, acrylique, encre de chine, bitume de Judée
format total : 210 x 150
Mai 2010
Après le film sur la nouvelle »La Cartomancienne », et après « Le Météore », inspiré du texte éponyme du même auteur, voici « Hordubal », second ouvrage de sa trilogie romanesque.
Un homme rentre d’Amérique, où il est parti pour gagner l’argent nécessaire à sa famille restée au pays. Après une longue absence et un long silence, il n’est plus attendu.
Sa place , auprès de sa femme , est prise par le valet de ferme. Il tente patiemment de la reconquérir. Hordubal de retour du pays de la modernité, demande quand même à la Tzigane un philtre d’amour.
Tous lui sont hostiles, même les gens du village, qui le supposent riche. Il aurait mieux fait de rester là-bas. On le tue donc. Alors tout s’écroule ; femme et amant sont conduits en prison.
Texte âpre ,autant chargé d’amour que de haine. Conflit entre ces ruraux et celui qui leur est devenu un étranger. Dans cette tragédie à huis clos, à bouches closes, la violence est le seul moyen d’expression des frustrations et des archaïsmes.
Comme avec « Le Météore », j’ai commencé par les images du bas, puis j’ai remonté progressivement, pour assurer une cohérence de l’ensemble tout en conservant l’autonomie de chacun des 9 éléments. L’image centrale est celle autour de laquelle le récit se met en place.
Les fragments de texte, intégrés à la peinture, participent à la construction du sens et sont des invites à lire ce roman de Karel Capek .