18 formats 30 x 40. Photomontages numériques, impression jet d’encres aux pigments. Août 2007.
« Le Château, dont les contours commençaient à s’estomper, était silencieux comme toujours. K. n’y avait encore jamais vu le moindre signe de vie » « Vous n’êtes pas du Château, vous n’êtes pas du village, vous n’êtes rien »
La deuxième série de Kafka, Parallélisme, « Le Château 2 » , s’organise de façon différente de la précédente. Au centre, dans un vaste ciel bleu, se dresse un puissant château féodal hostile. Fermé de toute part, il montre cependant qu’il est vide et en ruine. Il émerge comme planté sur un rocher. ...
Des images verdâtres, lointaines, confuses, l’enserrent, formant un îlot, entouré par un ciel d’orage, parcouru de corbeaux. On retrouve ça et là, quelques protagonistes du récit : K. et Amalia, Frieda… Ils sont perdus dans des accumulations de lieux désolés et de destructions. J’avais réalisé en premier, les dix images du pourtour, qui forment une chaîne sombre et froide. Jordi y a répondu, en jouant sur le contraste violent apporté par les photos ensoleillées de ce château en Espagne. C’était une autre approche des aventures de l’arpenteur, qui ne verra jamais que la silhouette lointaine du Château, prisonnier qu’il est de ce village, où il sera quoi qu’il fasse, un étranger. Ce travail en commun, sans que l’un ou l’autre abandonne ses modes de création, a progressivement modifié ma vision de l’œuvre de Kafka, me permettant d’y découvrir des métaphores jusque là cachées. Par voie de conséquence, mon travail pictural s’en est trouvé simplifié.