d’après le roman de Karel Capek ( 1933 )
Peinture réalisée pour l'exposition KAREL CAPEK à l'Opéra Scène nationale de Nantes et d'Angers,
commissaire de l'exposition: Gérard-Georges Lemaire
peinture acrylique sur papier, en 9 panneaux de 50 x 70 cm
collages, acrylique, encre de chine, bitume de Judée, acajoutine…
format total : 150 x 210
avril 2010-04-05
« Le Météore » se compose de trois récits concentriques cherchant à reconstituer l’histoire d’un homme dépourvu d’identité se trouvant sur un lit d’hôpital et dont on ignore tout.
Ces neuf images concernent le tout début de l’histoire : dans une violente tempête, un petit avion s’écrase au sol et prend feu ; son pilote meurt carbonisé et son passager, dans le coma, mourant est recueilli à l’hôpital proche. Dans la tempête accourent à son chevet le médecin, le chirurgien, une infirmière, une religieuse.
Ce corps est muet, qui n’a ni visage, ni nom, ni même de mains pour lire des traces de son passé, si seul, si abandonné : un mystère.
Pourquoi était-il si pressé ? Que cherchait-il en avion dans un tel ouragan ? Qu’avait-il peur de perdre ? Où donc devait-il être absolument ? Qu’est-ce qui l’a poussé à partir aussi follement et aussi impatiemment ?
Dans le mugissement du vent, au milieu du galop des arbres terrifiés, un homme se meurt.
Fragments de texte inclus dans les 9 feuilles :
1 – Un vent violent courbe par rafales les arbres dans le parc de l’hôpital.
2 – désespoir, dos plié
3 – Courons, courons, voilà que ça revient !
4 – jeune homme, attention, pas de précipitation pour se rendre au chevet d’un
mourant. Mais toi, la petite infirmière, trotte de ce pas léger et pressé…
5 – dans le mugissement du vent, au milieu du galop des arbres terrifiés, un homme
se meurt.
6 – le pouls est à peine perceptible, c’est l’agonie.
7 – elle est tombée follement amoureuse de lui
8 – elle avait une belle poitrine, soulignée par le vent
9 – Ça tape sur les nerfs, fit le chirurgien. Venez boire un café noir